André Radtke, le « Papich » fait de la résistance (Xavier Thomas – La Dépêche 1/02/2019)

Le 01/02/2019

A bientôt 37 ans, le central brésilien des Spacer’s, revenu à Toulouse l’été dernier, réalise encore des prouesses. Epatant face à Rennes samedi dernier, il affiche l’enthousiasme d’un jeune de 20 ans ! Son équipe peut toujours compter sur lui.

Son retour l’été dernier à Toulouse, où il a passé trois saisons entre 2013 et 2016 a pu en étonner certains. Mais Stéphane Sapinart savait ce qu’il faisait en faisant revenir l’expérimenté central brésilien. Le coach des Spacer’s s’assurait la présence dans son effectif d’un joueur expérimenté, déterminé et respecté de tout le vestiaire. A 36 ans, André Radtke a donc choisi de prolonger encore un peu une carrière déjà riche en revenant à Toulouse. « Une ville particulière pour moi. C’est là qu’est née ma fille », glisse le central brésilien qui est donc venu épauler cette saison le duo Burel-Demyanenko.

« Je me suis senti jeune… »

Force est de constater que le choix a été le bon puisqu’ André Radtke répond présent, sa détermination faisant merveille au sein d’un collectif qui apprécie l’enthousiasme intact de ce joueur que tous ont affectueusement surnommé « Papich », héritage de son premier passage chez les Spacer’s. « Même à 36 ans, je montre toujours l’exemple, surtout aux plus jeunes. Je leur dis bien que tout le monde n’arrive pas à jouer encore à 36 ans », savoure le central toulousain qui a sorti le grand jeu, samedi dernier face à Rennes, laminé 3-0, Radtke totalisant 13 points au final, avec 7 contres à la clé suivis d’un geste rageur à chacune  de ses réussites. « Oui, je fais un bon match mais c’est le collectif qui doit passer au-dessus de tout », avance-t-il modestement lorsqu’on évoque sa performance majuscule. « Disons que je me suis senti jeune (rires) », glisse-t-il avec malice, lui qui ne fait pas de son âge un handicap. « 36 ans, 36 ans… », répète-t-il, « avec l’expérience, je sais très bien me gérer. Je fais toujours très attention à être bien physiquement. C’est le plus important. »

Prêt à rempiler

André Radtke ne sait pas encore si cette saison sera la dernière. « Franchement, j’arrive à un moment de ma carrière où il faut songer à la suite. Je pense être encore prêt dans ma tête à en disputer une de plus. Si Toulouse veut bien de moi, ce sra avec plaisir. Mais si je ne trouve pas de club, pas de souci, je ne suis pas inquiet, je passerai à autre chose », prévient André Radtke dont les fans apprécient, outre ses blocks rageurs et son tempérament, ses redoutables services flottants avec ce geste final peu académique qui fait penser qu’il va perdre l’équilibre. « J’ai toujours eu ce geste et ce n’est pas maintenant que je vais en changer », se marre le « Papich » des Spacer’s, bien décidé à prolonger le plaisir quelques mois encore.