Les Spacer's ne brillent pas, c'est une évidence. Même en « grattant »
deux points (Paris et Ajaccio), ils sont loin de la vitesse de
croisière qui leur permettrait de vivre des jours heureux. Le président
Azéma fait le point.
Toulouse 12e, on est loin des objectifs du début de saison.
Loin des objectifs, on ne peut pas dire le contraire surtout après un
déplacement très difficile à Tours. On comprendra que le leader n'ait
pas voulu perdre des points devant nous. Toutefois, si les play-off
s'éloignent (nous en avions fait une priorité), on n'est pas encore en
Ligue B. J'aurais tenu un autre raisonnement si Nice avait battu Rennes
et Poitiers. Mais ils sont derrières nous à 2 points et avec l'appel sur
le match Nice-Paris qui se jouera, ce sera 5 si Paris fait le métier et
Paris a besoin de points.
Soit mais la défaite devant Ajaccio (3-2) fait désordre…
C'est une évidence. Mais Sorokins maîtrise mal la fin de rencontre.
Il a sa part de responsabilités, d'autant que démarqué, il met dehors le
point décisif.
On peut se poser la question. Est-ce un homme de fin de sets, car il récidive au 5e ?
C'est un joueur de qualité. Il l'a prouvé mais là… Quant à parler
d'erreur de coaching, je ne pense pas. D'ailleurs ce n'est pas
l'entraîneur qui est sur le terrain mais les joueurs. Il leur appartient
de mettre la balle par terre dans le cadre. Tous sont confirmés. Dès
lors que dire, que faire ? J'ai vu plusieurs fois les joueurs mais mon
travail, c'est de leur donner les meilleures conditions pour s'affirmer
et non pas, de leur parler de tactique.
Ceci signifie que Josef Smolka n'est pas en danger comme il aurait pu l'être dans d'autres clubs ?
Non, il n'est pas en danger. Il s'agit plus d'un problème d'hommes.
Le vrai problème n'est pas sportif mais de comportement. On se rend
compte qu'il est difficile de mélanger des Latins (regardez Zago ou
Vandaele quand ils marquent, ils sont exubérants) avec des Slaves. Avec
Ojansivu et Sorokins, ce dernier super-joueur de beach, la communication
est difficile car ils ne parlent qu'anglais et ils sont froids comme
des icebergs qu'ils réussissent ou ratent. Il faut s'y adapter.
Et la Coupe de France, ce soir contre Montpellier ?
Nous n'en faisons pas notre plat de résistance. L'objectif c'est le
maintien. Si on bat Montpellier, tant mieux. Si on est battu, ce ne sera
pas la fin du monde.
Recueilli par Christian Aspe