Petro : "Nous avons obligation de gagner"
C'est un rendez-vous important qui attend les Toulousains, ce dimanche, à
Lyon. Un match capital qui sera l'occasion pour Tcheni Petro d'un retour
aux sources. Avec les retours au sein de l'effectif de Jeff Pérez et de Zago, devenu au fil des mois un incontestable leader, Toulouse compte
bien rentabiliser son voyage à Lyon et effacer sa déception de son
élimination en quart de finale de coupe de France face à Rennes (3-0).
Lyon où Tcheni Petro a été formé.

Tcheni, avez -vous gardé des souvenirs dans cette ville ?
J'ai fait là et avec Jean Oriol, deux ans de pôle espoirs. Ce sont
des souvenirs d'internat, de lycée, des premières bêtises… mais surtout
j'ai énormément progressé au volley. Demain, j'aurai plaisir de
retrouver ma famille (je ne l'ai vue que deux fois cette année), mes
amis. J'ai même failli signer à Lyon avant de me décider pour Toulouse.
Vous avez joué attaquant-réceptionneur, pointu et central. Quel est le poste le plus difficile ?
Sans aucun doute central. Il faut avoir l'œil partout : le passeur
adverse, le block, les attaquants ! Oui c'est très difficile alors que
le plus simple est pointu car on est dispensé de la réception.
Un point perdu à l'aller face à Lyon (3-2). Est-ce que cela se rattrape à l'extérieur même avec un groupe incomplet ?
Une seule certitude : nous devons, nous avons obligation de gagner
les 3 points avec les retours de Zago et Jeff (Ndlr : Pérez). C'est tout
ce que je sais.
Battus sèchement par Ajaccio (3-0) à la maison, les Lyonnais ont fait trembler Poitiers (3-2). Cela fait-il réfléchir ?
Poitiers n'est pas au mieux car enchaîne la Ligue des Champions et le
championnat. Ajaccio est un jour bien, un jour moins bien. Mais Lyon
est une bonne équipe malgré son classement. On l'a vu à l'aller. Face à
elle, il faut être à 100 %. Si nous jouons bien, les battre est possible
et c'est nous qui détenons la clef.
Personnellement, depuis que vous êtes arrivés à Toulouse, avez-vous le sentiment d'avoir progressé ?
Oui, j'ai progressé, même beaucoup progressé. C'est sur le plan
mental que je note le plus d'avancée même si j'en trouve aussi sur le
plan physique et tactique.
Que vous laisse l'élimination aux portes de la demi-finale de la Coupe de France ?
La coupe, c'est chaque fois un match à la vie, à la mort. On voulait
bien faire contre Rennes, on a raté notre prestation. Il ne faut surtout
pas que cet échec nous pèse et qu'on le paie à Lyon.