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Spacer's : proprement phénoménaux

Toulouse bat Nice 3 à 1, hier soir, au Palais des sports.

Le Palais des sports de Toulouse a versé dans la joie la plus intense après cette victoire à trois points contre « l'adversaire » pour la relégation, poussant, scandant les noms de ses joueurs, y ajoutant de belles olas, le tout ponctué par les larmes des joueurs lorsque Sorokins, d'une balle qui n'avait rien de violent, mit dans l'étau, la défense adverse. On en était à 39 minutes de jeu et on se demandait comment on en était arrivé là. Les Toulousains avaient mené 18/12 pour se faire reprendre à 20/20. À partir de là, ce fut le couteau entre les dents pour chaque équipe, chacune prenant l'avantage mais d'un seul petit point. La tension a atteint son paroxysme lorsqu'on a dépassé les 30 points avec 1 800 spectateurs debout, portant l'équipe comme jamais. Est-ce cette pression supplémentaire qui toucha les nerfs niçois ? Difficile à dire, mais on ne compta pas moins de 11 égalités entre 22 partout et 32 partout. Là, Damiao, meilleur marqueur du match mettait dehors et il y eut donc Sorokins…

Les affaires avaient pourtant mal commencé pour les locaux qui attaquèrent fort (6/2) se firent vite reprendre et furent surtout doublés car dans l'incapacité, contrairement aux visiteurs, de faire le point sur de bonnes défenses. Damiao sut en profiter en alignant 9 points avec très peu de fautes directes.

Au second set, le jeu toulousain se mit en place et cette dernière donnée s'inversa. Ce sont les Niçois qui ne surent plus marquer sur leurs défenses, laissant aux locaux le soin de virer en tête au second temps mort technique (16/15) pour accentuer ensuite leur pression. Le troisième set fut un peu à l'image du second. Les temps morts demandés par Slobodan Lozancic n'apportèrent rien, d'autant que le nouveau capitaine : Gaël Vandaele avait mis de la poudre dans son bras et réglé sa hausse.

Ce fut un combat, un vrai, un combat d'hommes ne lâchant jamais prise, refusant la défaite et ce dans les deux camps à qui même la pression monstre ne coupa que rarement les bras.

Les Spacer's ont fait un grand pas pour le maintien mais rien n'est fini comme le confiait le capitaine.

toulouse 3 - nice 1

(22-25 en 25mn) (25-19 en 26mn) (25-21 en 25mn) (34-32 en 39mn)

213 points joués (106+97) pour 1 h 55 de match - 2000 spectateurs

Arbitrage de MM Gil Raillon (Provence) et Olivier Guillet (Midi-Pyrénées)

Pour Spacer's : 23 fautes directes dont 10 de service, 4 ace, 63 attaques gagnantes 10 contres gagnants Six de départ : Jambor puis Burel, Perez (9 points), Milhau (2) puis Klosterman (3) puis Cernousek, Stanek (13), Sorokins (26) puis Vergnes, Vandaele (cap) (24) - Libéro : Rossard - Entraîneurs : Cédric Enard et Stéphane Sapinart

Pour Nice Volley-ball : 29 fautes directes dont 10 de service, 2 ace, 62 attaques gagnantes, 11 contres gagnants. Six de départ : Jokanovic ((4), Damiao (28), Kraska (cap) (8) puis Widiez (5), Birau (11), Ah Kong (10) puis Schroeder, Saelens (9) - Libéro Zimakijevic - Entraîneur : Slobodan Lozancic

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