Spacer's : le cœur des hommes
Pour Toulouse, le maintien se rapproche après la victoire sur Nice (3-1).
Que c'est beau, une arène sportive qui ne se vide pas au coup de
sifflet final, qui scande des noms, qui hurle son bonheur tandis que les
joueurs eux-mêmes y vont d'énormes larmes. Il n'en était pas un de la
bande à Enard (les yeux rougis) et Sapinart (plus contenu) qui ne
laissait transparaître son émotion, vendredi, après un match capital
pour la survie de l'équipe et du club, un match qu'il était impératif de
gagner devant des Niçois eux aussi guerriers et à la même enseigne.
Cernousek, le coin de l'œil humide, la jeune bande (Milhau, Vergnes,
Burel et Jambor, Rossard et même l'Américain Klosterman sautant comme
cabris), Stanek, le papa plein d'humilité du haut de ses 2 m et ses 37
ans, le grand Perez, suant et larmoyant comme un débutant, Sorokins se
lâchant tout d'un coup et, enfin, le néo-capitaine Gaël Vandaele, un
combattant hors pair, recevant dans ses bras le grand absent, Zago, lui
aussi en pleurs.
Pour Gaël, ce furent des torrents de larmes, un énorme bisou à son
amie après la poignée de main à l'adversaire, le tour du palais avec
tous ses copains pour taper dans les mains du premier rang pendant que
le président Azéma avait les yeux embués et la gorge nouée.
Le discours de Gaël Vandaële vaut toutes les conclusions possibles : «
Vous ne pouvez imaginer ce que fut pour nous la préparation de ce match
avec de la très haute tension. Elle fut énorme avec un seul objectif :
la victoire. Nous réalisons un dernier set d'anthologie, un set
magnifique. J'espère que nous allons garder notre comportement en
mémoire et que tous les joueurs se souviendront même après leur vie
sportive de ce Toulouse-Nice. Il faut vite remettre les pieds sur terre
car, si nous avons fait un pas, nous ne sommes pas sauvés pour cela. Il
nous faut encore un minimum de six points. Alors, tout de suite au
travail. »
Le plus beau dans tout cela, c'est d'avoir vu ces professionnels, qui sont avant tout des hommes, avec un cœur gros comme ça !