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Privé de compétition depuis de longues semaines, Franck Lafitte ne rejouera pas cette saison, la faute à un genou douloureux.
Le genou de Mister Franck, c’est justement Docteur Lafitte qui en parle le mieux : « J’ai eu plusieurs petits arrachement osseux au genoux depuis mai dernier. Je croyais que c’était une tendinite donc je n’ai pas trop consulté, pas fait d’IRM.
En fait ce sont tous ces petits arrachement osseux mal consolidés qui ont crée des œdèmes à l’insertion du tendon rotulien sur la tête du tibia-péroné. C’est comme des petites épines au niveau de l’os qui viennent maintenant gratter le tendon. C’est devenu insupportable au niveau de la douleur et la solution chirurgicale est devenue inévitable pour nettoyer le tendon pour plus que ça ne se reproduise ».

C’est une consultation chez le Professeur Collombet à Bordeaux qui a conditionné l’opération qui est prévue pour début février…

DEBUTS AVEC LE VOLLEY

Allez revenons au début de l’histoire !
Le 8 mars 1989 le petit (il ne mesurait pas encore 2m02 au grand soulagement de sa maman) Franck LAFITTE naquit à Echirolles dans l’Isère. Il restera dans ce petit village de 4500 habitants jusqu’à ses 15 ans et sa découverte du volley.
Car à l’époque, Franck était rugbyman. Mais après une période de repos suite à un problème de croissance, il a retrouvé ses copains qui faisaient trois fois son poids ! Franck a eu un peu peur et a accepté l’idée d’un de ses amis de venir « faire un peu de volley en loisir avec une équipe petite équipe de nanas ». Le déclic !

DU LOISIR A LA NATIONALE 1

Dans la foulée la petite histoire s’accélère car Fabrice Vial, le directeur du pôle espoir de Lyon le repère : Franck LAFITTE ou comment passer du volley loisir à un centre de formation en moins de six mois !
A Lyon, il passera deux années « très intéressantes » où il s’est découvert une passion pour ce sport. En 2006, il intègre le CNVB de Montpellier où il passera un an jusqu’à l’équipe de France Cadet avant qu’une hernie discale ne vienne le contrarier. La convalescence passée, il débarque à Grenoble en National 1, saison qui le mènera jusqu’à l’équipe de France Junior avec une victoire aux championnats d’Europe des moins de 21 ans à la clé.
Cette progression n’échappe pas à Cédric ENARD, en charge de la réserve Toulousaine. « Nonos » s’empresse de faire venir le « central ». C’est « Bienvenue chez les Spacer’s » avec Maxime Poyet dans le rôle du Ch’timi qui fait visiter la ville…

TOULOUSE, Ô TOULOUSE

Un essai dans l’équipe Toulousaine, un copain qui lui fait visiter la ville et un coach qui lui dévoile l’infrastructure d’un club ambitieux : il n’en fallait pas plus pour que Franck signe en tant qu’aspirant. Une belle première saison 2008/2009 récompensé par la montée en Nationale 1 et une participation aux Championnats du Monde -21 ans.
A son retour à Toulouse, un contrat pro attendait Franck avec une place de titulaire dans l’équipe 1 de Josef SMOLKA. Une progression toujours aussi rapide et une progression constante comme le prouve son excellent début de saison 2009/2010 où jusqu’à sa blessure, Franck LAFITTE a montré match après match qu’il était un tôlier de l’équipe des Spacer’s !

PROGESSION FLASH ECLAIR

Revenons donc un petit peu sur cette progression en flash éclair qui en aurait effrayé plus d’un !
Mais du côté de Franck LAFITTE, qui m’a très chaleureusement accueilli chez lui pour cette interview, entre un café et le son de sa vieille platine à vinyle, il y a juste du bonheur : « En fait c’est ce que je voulais ! Arriver au haut niveau le plus rapidement possible. Le club m’a fait confiance. Je pense avoir prouvé que j’avais les possibilités de jouer en pro sans problème donc je suis rassuré et d’autant plus malheureux de m’être blessé au cours de cette saison où tout était bien. C’est vraiment dommage ! »

 

LA FAMILLE SPACER’S

Pendant sa convalescence, Franck pourra compter sur le soutien de l’ensemble de l’équipe dirigeante du club mais également sur cette « bande de potes » que sont les joueurs des Spacer’s.
Franck nous en parle un peu : « C’est vrai qu’à ce niveau là c’est le gros avantage de l’équipe. On est vraiment une bande de potes, on s’est tous un peu trouvés, aussi parce qu’on est tous arrivé en même temps ! Au niveau des anciens il ne restait plus que STANEK donc  immédiatement la sauce a prit. On s’est trouvé des affinités un peu avec tout le monde et c’est super agréable de pouvoir partager des moments aussi en dehors du volley. Pouvoir faire des choses qui soudent le groupe, ça nous rend encore plus fort sur le terrain ! ».
La grande famille des Spacer’s, c’est aussi ça qui a plu à Franck lorsqu’il a signé à Toulouse : « Je suis venu ici parce que c’est un club qui a en quelques sortes des valeurs familiales. Ici l’esprit est loin d’être froid entre les joueurs et les dirigeants eux-mêmes, mais ça reste très professionnel ! Ce qui est agréable c’est l’esprit familial dans les discussions et le relationnel. Il n’y a pas vraiment de boss et on peut avoir des relations amicales avec les joueurs comme avec les dirigeants ». Franck LAFITTE est très attaché à ce club « c’est eux qui m’ont fait débuter au plus haut niveau et qui m’ont permis d’exploser. Donc maintenant, à moi de confirmer et de voir si ils voudront bien prolonger mon contrat ». Contrat qui s’achève en juin prochain. « Moi je me sens bien ici, je m’entends bien avec tout le monde et voir qu’ils me soutiennent dans ma blessure c’est une marque de confiance et de fidélité que l’on peut avoir l’un envers l’autre, c’est agréable ». Pour nous aussi !

LES 10 QUESTIONS

Meilleur souvenir avec un maillot de volley : la médaille d’or aux championnats d’Europe Junior. Un groupe génial, un staff formidable avec qui on a bossé comme des chiens et la victoire au final !

Plus dur souvenir avec un maillot de volley : quand je me suis re-blessé au dos juste avant de partir aux championnats du Monde Cadet. Une très grosse désillusion…

Sportif préféré : Michael Jordan un grand Monsieur du sport avec énormément de charisme. C’est une vraie référence du point de vue international et de la façon dont il a géré sa carrière !

Plus jolie sportive : JOKER car j’en ai aucune idée ! (J’y crois pas ^^)

Ville préféré : Lyon et Toulouse, deux villes où je me sens très bien.

Que représente Toulouse : une ville très agréable, c’est jeune, c’est multi-nationalité avec les Erasmus et pour moi ça représente beaucoup avec le volley : le début de ma carrière professionnelle…

Boisson préféré : je dirais le coca-cola cerise

Plat préféré : la tartiflette en bon montagnard !

Ce qu’il écoute : la musique c’est un gros morceau de ma vie (il joue de la guitare). Principalement du Rock mais je suis ouvert à tout (Franck possède beaucoup de vieux vinyles, a joué dans des petits groupes étant plus jeune et se serait bien vu musicien dans une autre vie c’est vous dire sa passion !)

Télé ou pas télé : beaucoup de film et surtout les séries Américaines en tout genre.

 

Nicolas LE CHEVILLER pour le site des Spacer’s
Photos O Noguer 

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