Les Spacers Toulouse en déplacement à Alès, ce soir, à 20 heures : c'est l'heure de vérité pour eux
On peut mettre le nez au ras des pâquerettes (fils d'agriculteur dans la région d'Albi), Maxime vise un BTS agricole) et viser haut.
Car cet espoir de la classe « biberon » du club toulousain aimerait bien opérer en pointu. « Si j'étais barré par ma taille (1m95), je me contenterais de réceptionneur-attaquant mais ce qui est sûr, c'est que j'aimerais viser plus haut, une carrière professionnelle s'entend», explique Maxime Milhau.
En attendant, il se contente de quelques entrées comme serveur : « Bien sûr que je suis frustré mais je sais aussi qu'il faut en passer par là et continuer à apprendre. Se retrouver avec les « pros » est une belle satisfaction. J'aimerais, c'est vrai, plus de temps de jeu. Mais il n'est pas question de me plaindre. Beaucoup aimeraient être à ma place. »
Maxime a souvent été mis en avant pour son service délicat à négocier avec le nouveau ballon, et il a son idée : « Effectivement, le service flottant est beaucoup plus dur à récupérer qu'un service smashé, plus facile à défendre. Il exige de nouvelles stratégies. »
Alors forcément, ce déplacement à Alès, qui arrive après l'interlude « Coupe de France » et une série de trois échecs notoires en championnat, devient lourd d'enjeux.
« Ces défaites sont oubliées et c'est tant mieux. Je crois que la Coupe nous a remis sur les rails même si c'est à prouver face à Alès. Et puis nous, les jeunes, à cheval sur l'équipe 1 et l'équipe réserve, nous n'avons peut-être pas subi le choc de la même façon que nos coéquipiers. Il est toutefois clair que nous sommes dans l'obligation de vaincre face à cet adversaire direct qui nous avait battus chez nous l'an passé.»
Seul problème, le capitaine Vincent Duhagon sera absent (déchirure au mollet), suppléé par l'homme à tout faire : Gaël Vandaele.
Christian ASPE
Maxime Milhau se contente de (bien) servir en attendant de viser plus haut.
Photo Manu BLONDEAU