LIGUE A - Saison 2011-2012
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Les Spacer's laissent filer Montpelliersamedi 29 oct. 2011
Les Spacer's laissent filer Montpellier
Non, il n'y aura pas de quatrième victoire consécutive. Vendredi 28 octobre 2011, au Palais des Sports André Brouat, les Spacer's Toulouse se sont inclinés 0-3 (24 –26, 23 – 25, et 25 – 27) contre Montpellier VUC pour le compte de la septième journée de Ligue A. Désormais 9ème avec 8 points (3 victoires contre 4 défaites), les volleyeurs de la ville rose voient les Héraultais monter sur le Podium à égalité de points avec Beauvais, juste derrière les ogres Tours et Poitiers. De quoi laisser des regrets, au terme d'une partie très disputée, mais âprement sévère au tableau d'affichage. Acteurs et entraîneurs analysent le match...
Pour commencer l'analyse, nous avons discuté avec un homme qui avait le sourire, Vincent DUHAGON, Réceptionneur-Attaquant du Montpellier VUC. L'ancien capitaine des Spacer's Toulouse s'était imposé ici-même l'an dernier avec sa nouvelle équipe. Il a remis le couvert et savoure : « C'est une superbe victoire. On a vu un match entre deux équipes qui ont super bien joué car la décision s'est faite à chaque fois en fin de set... Ça se jouait à pas grand chose et on a eu de la réussite à ce moment-là... On était bien concentré et je crois qu'on a fait un peu moins d'erreurs qu'eux, mais vraiment je trouve que c'était un match de qualité. Il y a des 3-0 qu'on gagne bien plus facilement que ça ! Ce soir c'est un 3-0 très arraché, à l'image du dernier set où, même si on fait un bon démarrage, les Toulousains n'ont jamais baissé les bras. Ce match a été très compliqué, c'est d'ailleurs probablement notre meilleur match de la saison donc c'est très encourageant pour la suite ». Car jusque là, Montpellier avait réalisé un début de saison fort similaire à celui de Toulouse en jouant les trois gros : « On avait un bilan comptable quasi identique car on a pris zéro point contre Sète, Poitiers et Tours. On avait besoin de points tous les deux et voilà, c'est tombé en notre faveur. Ce sont des matches qu'on peut aussi perdre 3-0, cela se joue à des petits détails, mais on a sû être solides dans les moments décisifs ». Le genre de match qui peut faire la différence au classement dans la course aux plays-offs? « On prend de la confiance dans le money-time comme on dit, à partir de 20-20 et c'est hyper important. Souvent on se rend compte que les saisons se jouent sur des petits déclics comme ça. Ce fût le cas de Toulouse contre Lyon lorsqu'ils se sont débloqués la situation avec 2-0 contre eux. Ça avait lancé leur saison... Nous concernant, gagner 3-0 dans la difficulté sans rien avoir lâché, c'est vraiment positif ». Et donc en ancien Toulousain, il en a pensé quoi, du collectif des Spacer's version2011/2012, le père DUHAGON ? « J'ai trouvé un effectif de qualité avec de super jeunes qui poussent les plus âgés à se dépasser. Je pense qu'il faudra compter sur eux cette saison, c'est certain. Maintenant, les matches sont tellement serrés... Tout le monde a un peu le même niveau, alors c'est sur la durée que ça va se jouer et ça, c'est valable pour tout le monde ! Mais bon, Toulouse a aussi des solutions de rechange, donc je ne me fais pas de souci pour eux et c'est vraiment une très bonne chose pour nous que d'avoir gagné ici, c'est un très gros résultat ! »
Alors, un 0-3 serré comme le dit Vincent DUHAGON ? Réponse de Stéphane SAPINART, entraineur-adjoint des Spacer's Toulouse : « C'est sûr que quand on regarde le score, chaque set se joue à deux points d'écart minimum. Après, on a été dominé au service-réception pendant tout le match quasiment, avec un petit sursaut au troisième, mais ils ont beaucoup mieux servi que nous. On a même manqué d'un peu d'agressivité à ce niveau-là. On a manqué d'un peu de conviction ce soir. Il fallait croire en ce qu'on voulait faire et je nous ai trouvé timides. C'est un peu dommage car on a quand même eu des occasions. Il y avait des choses à faire. On a fini pas loin et c'est un peu rageant ». Le fait que Montpellier et Toulouse avaient un parcours similaire jusqu'alors, et que ce genre de match peut décider des places en fin de saison, il en pense quoi Sapi' ? « C'est sûr que Montpellier fait une bonne opération. C'est vraiment une équipe qu'on espérait battre et contre laquelle on voulait prendre des points. Ils ont montré plus de conviction que nous. Ils font le match qu'il faut et nous on est un peu timides... Montpellier mérite ses trois points... C'est ce qu'on aurait aimé être capables de faire... » Il va donc falloir aller dans la peau d'un conquérant dans le Nord mardi, à Tourcoing : « On attaque une série de matches contre des équipes contre qui on peut aller chercher des points tout le temps, mais il va falloir y aller avec une grosse confiance. On est capable de faire des choses, maintenant il faut qu'on s'exprime sur le terrain. Il ne faut pas jouer avec de la retenue »
Cédric ENARD, entraineur des Spacer's était lui, en grande discution avec le Président Jean AZEMA. Analyse tactique mais analyse à chaud. A prendre avec des pincettes donc, mais le coach promet de ne pas laisser refroidir trop longtemps: « On fera le point samedi matin » commente Cédric. Avant de revenir pour nous sur le manque de conviction qu'on a parfois ressenti : « Oui il y a eu du manque de conviction. Il y a du manque de lucidité, il y a du manque d'agressivité aussi vu le nombre de ballon qu'on aurait dû tuer, sur des retours directs, sur des blocs ou des passes imprécises où il n'y a plus qu'à finir le travail en mettant les mains en face... Oui, ce sont ces points-là que nous allons tirer au clair, car on manque de beaucoup de choses et au final, on vient mourir à deux points dans chaque set. C'est énervant ! L'entame aussi m'embête car une nouvelle fois, à la maison, nous nous sommes montré fébriles. On n'est pas prêts à rentrer dans l'adversaire en quelque sorte. L'état d'esprit n'était pas le bon, et ça se traduit par un manque d'agressivité au service. Eux servent vraiment bien, alors que nous on a du mal. Par moment, Alex DAMIAO nous fait du bien, mais nos services smashés flottants n'ont jamais réussi à peser comme on le faisait sur les autres équipes. ZAGO est passé au travers de son match. Il s'est fait prendre en grippe tout de suite en réception, et ils ont réussi à le sortir de son match lentement et sûrement, mais il nous a manqué à l'aile »... Un discours et une performance qui contrastent grandement avec les trois victoires consécutives alignées jusque là : « C'est ça qui m'embête un petit peu car on gagne deux matches à l'extérieur avec un état d'esprit très positif, avec de belles choses, et là , on vient se remettre dans une situation compliquée avec un match qui va laisser non pas des traces, mais des interrogations. Pourquoi nous ne rejouons pas libérés ensuite ? Est-ce qu'on veut montrer dix fois plus à la maison que ce qu'on fait à l'extérieur, alors que ce qu'on fait à l'extérieur, justement, c'est suffisant pour gagner ? » Nouveau test du dicton à Tourcoing mardi. « C'est un bon test car c'est toujours une équipe difficile à jouer chez elle. Il faudra repartir et être revanchards. Que certains joueurs soient revanchards. J'en attends certains. »
par Nicolas LE CHEVILLER














