LIGUE A - Saison 2011-2012
TOULOUSE VOLLEY-BALL
Site officiel de la vie du club des Spacer's de Toulouse
SPACER’S MENU
La Belgique assomme les Bleus
L'équipe de France a été battue cet après-midi à
Tourcoing 3 sets à 2 (25-19, 22-25, 26-24, 23-25, 15-12) par la
Belgique en demi-finales du Pré-Tournoi de Qualification Olympique. Les Bleus
pourraient avoir une dernière chance de se qualifier pour les JO lors d'un
ultime tournoi de qualification mondial (08 au 10 juin 2012) qui réunira quatre
équipes en course pour un dernier billet olympique.
L'équipe
de France est sortie la tête basse de ce Tournoi organisé à Tourcoing pour
lui permettre de s'engager avec ambition dans la course à la qualification
olympique. Cette élimination prématurée en demi-finale, face à l'outsider
belge, prive l'équipe de France du Tournoi continental organisé en Bulgarie
(08 au 13 mai 2012) qui délivrera un billet olympique. Les Bleus n'ont plus
leur destin en mains : une seule chance leur sera éventuellement offerte du 08
au 10 juin 2012. Il faudra attendre la fin du Coupe du monde (au Japon
jusqu'au 04 décembre) pour savoir si la 17ème place de l'équipe de France
au classement mondial lui permettra de se glisser dans l'un des tournois.
La défaite concédée lors du championnat d'Europe n'était donc pas un accident.
Depuis son arrivée à Tourcoing, la Belgique démontre qu'elle fait
désormais partie des bonnes nations européennes. Et cela devrait durer : la
génération montante 89-90 est remarquablement guidée par Franck Depestele. Le
passeur belge est le capitaine d'une formation qui vient de réaliser l'un des
plus gros coups de son histoire. Cet homme orchestre a du génie et un charisme
qui déteignent sur des partenaires assurément transcendés : ils se sont offerts
le droit de disputer la finale d'un tournoi qui semblait promise à leur grand
voisin, la France.
Les Français ont bien mal débuté cette demi-finale. Bloqués à huit reprises
dans ce premier set, les attaquants tricolores ont peiné à s'imposer face à des
Belges qui ne jouaient pourtant pas à un niveau exceptionnel. Huit fautes
(autant que les Français) et 1 ace. Non la différence se situait en réception
avec une maison bleue aux fondations ébranlées. Le gain du 2ème set aurait du
redonner confiance aux hommes de Philippe Blain : Samuele Tuia et Antonin
Rouzier se mettaient au diapason d'un Earvin Ngapeth efficace encore cet
après-midi.
C'est certainement le 3ème set qui scella l'issue du match. 8-5, 16-13, les
joueurs français ne conservaient pas leur avance à l'entrée du money-time
(20-20). Les attaques de Marien Moreau et Earvin Ngapeth faisaient mouche
seulement quand la réception tenait. Une balle de set non convertie (24-23) et
les Belges faisaient trembler toute la salle Pierre Dumortier. Antonin Rouzier
ratait la cible et Sam Deroo (19 ans) plantait un ace pour mener 2 sets à 1.
Une énorme pression pesait alors sur les épaules tricolores. Capables de
repartir avec entrain dans le 4ème set, les Bleus ne creusait pas d'écart
suffisant. En fait le jeu des Français manquait terriblement de continuité. Si
bien qu'une nouvelle fois les deux formations se retrouvait à 20 partout.
L'entrée de Nicolas Maréchal apportait un peu de jus en bout de filet et un
contre rageur de Benjamin Toniutti envoyait ses partenaires au tie-break.
Un set décisif avec un six inédit puisque observé par Pierre Pujol et
Antonin Rouzier depuis le coin du terrain. Encore un ace de Sam Deroo et la
Belgique comptait trois points d'avance (8-5). Une attaque de Moreau, un block
et une attaque de Ngapeth : les Bleus étaient tout près de recoller
(9-10). Ngapeth manquait son service et juste derrière Gertjan Claes servait
avec tant de conviction que la réception tricolore s'effondrait : 12-9 puis
bientôt 13-9 après une attaque sortie de Ngapeth. Encore brillant ce soir (28
points), le jeune réceptionneur-attaquant recevait quasiment tous les ballons
mais ne pouvait pas porter à bout de bras tout le volley-ball
français. Il a bien sûr le droit à l'erreur : ses larmes témoignent de son
engagement sincère et intacte. La France s'incline 15-12 face au petit voisin
belge qui affrontera demain en finale l'Allemagne ou la République tchèque.
Déclarations :
Patrick
Kurtz (président) : J'ai un
sentiment de frustration. J'ai vu deux équipes : l'une était
venue pour gagner, l'autre pour jouer. Lorsque l'on voit le nombre de
fautes, au service, en réception et en attaque, on est en droit de se demander
si l'équipe de France n'est pas passée à côté de son match. Notre équipe vaut
mieux que cela mais elle a mal géré les moments critiques notamment
le 3ème set. La voie continentale est écartée pour nous. Il reste peut-être la
voie mondiale mais il faudra attendre la fin de la Coupe du monde actuellement
organisée au Japon.
Je compte beaucoup d'amis à Tourcoing où je suis venu arbitrer une centaine de
fois. Je suis déçu pour les bénévoles qui espéraient comme moi que nous allions
gagner en finale demain. C'est décevant pour le travail parfait qu'ils ont
réalisé. Je tiens à féliciter mes collègues qui ont beaucoup travaillé cette
semaine : Gil Pellan, Eric Tanguy, Christian Albe et Annie Peytavin.
Philippe
Blain (entraîneur) : Ce soir,
nous sommes notre propre bête noire : on fait 40 fautes, 23 au
service et totalement inefficaces à l'attaque. Autant au championnat
d'Europe, les Belges avaient fait un super match, autant ce soir nous sommes
en-dessous de ce qu'on doit produire. On ne doit pas chercher d'excuses
chez l'adversaire. Antonin Rouzier n'a pas existé sur ce match, la réception a
été chaotique. Globalement, c'est une prestation très moyenne et malgré ça on
doit mener 2 sets à 1. On a manqué de continuité.
Pour le moment, c'est une énorme déception. Si nous avons une autre chance, il
faudra que l'on soit près à jouer notre carte à fond.
Pierre Pujol (capitaine) : J'ai les boules. On savait qu'on allait trimer face à ce type d'équipe. On n'a pas été performant dans les domaines où on aurait du l'être. Chaque équipe à se bête noire et nous c'est la Belgique. Ils ont mieux servi que nous et commis moins de fautes. C'est un coup d'arrêt car nous ne voulions pas perdre une 2ème fois contre la Belgique après l'Euro. J'espère qu'on aura une deuxième chance pour la qualification mondiale.
Jean-François
Exiga : C'est une
très très grosse déception. Une défaite dure à encaisser. La Belgique est une
équipe qui ne nous réussit pas du tout, on l'avait déjà vu à l'Euro. Après
notre retour dans nos clubs, il va falloir rebondir. C'est une porte qui
se ferme pour les J.O. : on n'ira pas en Bulgarie au mois de mai. On savait que
la route serait très longue mais le Pré-TQO était vraiment un objectif. C'est
une grosse désillusion. Maintenant on est dans l'attente.
Résultats :















