LIGUE A - Saison 2011-2012
TOULOUSE VOLLEY-BALL
Site officiel de la vie du club des Spacer's de Toulouse
SPACER’S MENU
En ce jeudi 9 septembre, Sport31.fr vous emmène à la rencontre de ses parrains. Premier d'entre eux aujourd'hui, Gaël Vandaele. Du haut de ses 28 ans, le réceptionneur-attaquant de 2.01m des Spacer's de Toulouse, nous en dit plus sur lui. Ses débuts, sa carrière, son arrivée à Toulouse, ville au sein de laquelle il se sent bien. Entretien avec un mec passionné, sympathique et attachant. (par Sébastien Zanato)
Gaël, comment es-tu arrivé au volley ?
Le volley est venu à moi par hasard. J’ai commencé comme beaucoup au collège à l’UNSS le mercredi après-midi. J’avais treize ans et j’étais déjà assez grand. On avait joué une équipe de club de la région. Je n’étais pas trop débile par rapport à ma taille. Ils m’ont contacté par la suite pour prendre une licence. Voilà, cela s’est fait comme ça.
Du niveau scolaire à un club. Cela s’est fait directement où il y a eu un laps de temps entre ?
Non, non, j’ai pris ma licence dès avril de la même année et j’ai fait un an dans ce club là. On était à l’époque en Minimes. C’était à Libourne en Gironde. J’ai ensuite intégré un pôle espoir d’abord à Talence à côté de Bordeaux pour enchainer ensuite pendant quatre ans au centre national de volley de Montpellier.
Tu ne viens donc pas d’une famille de volleyeur !
Non pas du tout. Au départ c’est la taille qui m’a beaucoup aidé mais ce sport m’a plus de suite.
C’est donc devenu rapidement une passion. A cette époque avais-tu une idole ?
Les deux premières années je faisais du volley juste pour le plaisir du sport. Je connaissais quelques grands noms. Je m’y suis intéressé assez rapidement. C’est quand j’étais en équipe de France cadets et junior où j’essayais vraiment d’avoir des références séniors
Peux-tu nous parler du pôle espoir de Montpellier ?
Ce centre national du volley-ball regroupe la majeure partie de l’équipe de France cadets. Cela fonctionne comme un sport-étude. On est au lycée ou à la fac la journée et de 16h30 à 19h30 on s’entraine et cela tous les jours. Le week-end on avait des matches ; à l’époque on était en Nationale 2. Durant les vacances scolaires on avait des stages avec l’équipe de France. Après il faut que le scolaire suive en même temps. J’y suis resté quatre ans, jusqu’à mes dix-neuf ans. C’est à cet âge là que j’ai intégré le premier club pro.
" Cannes, un autre monde"
A Dunkerque. Comment s’est passée ton arrivée ?
Je ne connaissais pas du tout. Le club montait de deuxième division. L’entraineur de Dunkerque est venu faire un stage à Montpellier avec d’autres entraineurs. A cette époque j’étais en junior et on faisait des matches amicaux contre les A’. Il est venu, nous a vu au match et en discutant, il m’a proposé d’intégrer sa formation.
Tu y es resté deux ans. Quel souvenir en gardes-tu ?
C’était sympa. Il s’agissait de mes deux premières années en tant que pro. On a tous l’ambition de jouer en première division. J’ai eu la chance d’y aller en intégrant Dunkerque. J’en garde donc un bon souvenir.
Pour ensuite filer pendant deux ans à Cannes, un autre monde !
Oui c’est vraiment un autre monde. J’avais un autre statut où j’étais plus remplaçant car il y avait du monde devant et des ambitions qui étaient différentes. J’y ai passé deux superbes années. J’ai eu la chance de m’entrainer avec de grands joueurs comme Loic Le Marrec, Christophe Menot,…vraiment des mecs très forts et très pro. Et très sympa en plus, ce qui ne gâche rien. Cela s’est terminé en apothéose avec un titre de champion de France en 2005. On avait un groupe de douze joueurs, ce qui est assez rare. On pouvait donc faire des oppositions aux entrainements hyper élevées. Donc même si on ne joue pas trop le week-end on travaille bien la semaine. Je suis arrivé là bas en pensant jouer très peu et il se trouve que j’ai eu pas mal de temps de jeu. Rarement dans la peau d’un titulaire, mais quasiment à chaque fois je jouais. C’état plaisant.
" Je marche pas mal à l'affectif"
Au bout de ses deux années, tu es parti en Belgique avant de revenir en France à Asnières en 2007. Peux-tu nous raconter cette période là ?
J’ai eu moins de temps de jeu à Cannes la seconde année que la première. J’étais jeune, j’avais 23-24 ans à l’époque. Il fallait que je joue, que je puisse m’affirmer. Aller jouer en Belgique était comme un petit challenge. C’était un championnat que je ne connaissais pas. Il y avait l’envie d’apprendre d’une culture différente. J’ai joué là bas deux ans dans deux clubs différents où j’étais titulaire et en plus on jouait la coupe d’Europe ! Après je voulais revenir en France et je suis allé vers Asnières. Cela s’est bien goupillé car ma copine de l’époque, qui est ma femme aujourd’hui venait de trouver un travail sur Paris. C’était donc l’occasion rêvée.
Et depuis 2008 tu es à Toulouse où tu as prolongé de deux saisons supplémentaires. Tout d’abord, pourquoi Toulouse ?
Depuis longtemps le club avait une bonne réputation de par la ville et surtout des dirigeants. C’est un club avec une ambiance plus familiale peut être que dans d’autres structures. Moi je marche pas mal à l’affectif. Même s’il faut un cadre assez rigide bien sûr pour être pro j’aime bien pouvoir plaisanter, discuter. De plus, la ville et la région me plaisent bien. En dehors de ça, je savais que des amis avec qui j’ai joué avant venaient ici comme Marien Moreau, Vincent Duhagon ou encore Toafa Takaniko (tous partis aujourd’hui, ndlr).
L’intégration a donc été facile ?
C’était hyper facile oui même si l’équipe avait été renouvelée à 90%, cela avait été hyper facile.
Après deux années, quel bilan sportif tires-tu ?
Un peu mitigé. La première année le groupe était tout nouveau et on fait une superbe saison en terminant cinquième et en dominant des grosses écuries. En coupe de France on chute en demi-finale face à Tours, chez lui en étant pas loin de se qualifier pour la finale. Concernant la seconde saison, la crise étant passée par là, on a eu des pertes dont Marien Moreau qui est parti pour Cannes. On s’est retrouvé avec un groupe plus réduit. On travaillait donc moins bien et en plus nous avons eu de nombreuses blessures. Rares ont été les moments où les neufs pros pouvaient s’entrainer ensemble et être apte en jouer, en pleine forme.
"Jouer l'intermédiaire avec les nouveaux"
Pourquoi avoir prolongé de deux années supplémentaires ?
J’en avais assez de bouger. J’avais envie de me stabiliser un petit peu. Mon épouse aime bien la ville également. Moi c’est pareil. J’aime la ville et le club. Pourquoi partir ailleurs ? Cette saison, on repart avec une nouvelle équipe. C’est un nouveau challenge qui est tout aussi intéressant.
Justement que peut-on attendre de cette équipe. Comme l’année dernière cela risque encore d’être une année de transition ?
On va voir. On espère que la mayonnaise va prendre avec les nouveaux. L’objectif aussi était d’avoir un groupe plus complet de 10-11 joueurs pour notamment palier d’éventuelles blessures. On a deux passeurs cette année, ce qui est indispensable pour bien s’entrainer. On verra comment se déroule le début de championnat pour se fixer des objectifs.
A titre personnel quel rôle comptes-tu prendre dans cette équipe ?
Sans être forcément capitaine, jouer l’intermédiaire avec les nouveaux, les aider à s’intégrer, à connaitre la ville.
Tu as dit que tu appréciais Toulouse. Quels repères as-tu pris ici ?
La Capitole bien sûr, on ne va pas se mentir. Après je n’ai pas vraiment de restos fétiches ou de boites préférées. Je ne sors pas plus que ça non plus. J’aime beaucoup le centre ville c’est vraiment sympa. Cela me fait penser un peu à Montpellier. Les bords de Garonne sont aussi très agréables. Après je ne suis pas du genre à visiter toutes les églises ! (rires). Après ce qu’il faudrait que l’on fasse avec mon épouse c’est voir ce qu’il y a autour. Je sais qu’il y a des coins supers beaux mais nous n’avons jamais pris le temps de le faire.
Un mot pour motiver les gens à venir voir les Spacer’s ?
Malheureusement nous ne sommes pas des filles qui sont agréables à voir ! (rires). Le volley est, je le pense, un sport esthétique. Cela rend encore mieux en vrai. A la télé, c’est difficile à filmer car parfois les ballons vont très vite. Quand on vient voir un match de volley et qu’on s’assoit près du terrain, on se rend compte de la vitesse des balles, des impacts. C’est un sport qui est beau, qui est rapide et forcément aérien. C’est pour moi le sport collectif par excellence car à la différence du basket par exemple, on ne peut pas attraper le ballon. Il faut toujours anticiper, rattraper une éventuelle erreur. Il y a de vraies notions d’entraide. Et puis en plus y a des beaux mecs ! (rires)
Pour terminer un petit mot pour les lecteurs de Sport31.fr ?
J’espère que Sport31 sera présent à nos matches et que les gens prennent du plaisir à venir le consulter. Cela serait bien pour tout le monde !
propos recueillis par S.Z.














