Vandaele : " Il ne faut pas se prendre la tête "
Ce soir, à 20 heures, dans la salle mythique Lawson-Body de Poitiers,
les Spacer's rencontrent tout bonnement le champion de France. Le
capitaine des Toulousains, Gaël Vandaele, s'exprime en toute liberté.
Gaël, après Tours, avez-vous l'impression d'avoir joué contre des intouchables ?
Intouchables, non, mais une équipe impressionnante bourrée
d'internationaux, ça oui. On aurait pu gratter un set, on le méritait.
Avez-vous la sensation d'avoir produit du volley spectacle, ce qui peut fidéliser le public ?
Spectacle, je ne sais pas car on joue avant tout pour gagner, mais
les réactions nous prouvaient que, dans les tribunes, on prenait du
plaisir. On a enregistré de très beaux échanges. On ne s'est pas
effondré. J'espère simplement que cette défaite ne coupera pas l'envie
au public de rejoindre le palais des sports.
Sète, Tours, Poitiers : le tiercé gagnant de l'an passé joué en enfilade pour l'ouverture, est-ce un avantage ou inconvénient ?
L'inconvénient, c'est que, contre ces équipes, il est difficile
d'accrocher des points et que, dès lors, il ne faut pas s'enfoncer dans
une spirale négative. L'avantage, c'est qu'immédiatement on doit jouer à
un niveau de jeu élevé. On verra pour la suite.
On note, à Sète, des possibilités non exploitées, contre Tours
aussi. En voulant être trop appliqués comme ce fut le cas, ne vous
manque-t-il pas un petit brin d'euphorie ?
C'est vrai qu'il ne fallait pas se prendre la tête et, à Poitiers, il
en sera aussi ainsi. Mais quand on joue contre des super- joueurs, on
veut montrer tellement de belles choses qu'on arrive à se mettre une
inutile pression négative. C'est je pense, ce qui nous arriva. (NDLR :
les visages graves à l'entrée sur le terrain donnaient largement la
preuve de cette pression).
À Poitiers, victoire ou nouvelle défaite ?
Cette équipe nous a bien réussi l'an passé. On verra. Tout parfois, tient à si peu de chose.
Par Christian ASPE