Des Spacer's ambitieux
C'est à Rennes, aujourd'hui, que Toulouse boucle l'année 2011.
Dernier épisode d'un mois de décembre qui a vu les Toulousains dominer
Narbonne puis Paris en championnat, avant d'éliminer Tourcoing (3-2) en
coupe de France, ce qui leur ouvre les portes des huitièmes de finale
(Ndlr : ils recevront Montpellier le 4 janvier).
L'ex-Toulousain Gary Gendrey qui évolue désormais à Tourcoing
reconnaissait mardi dernier, que dès que les Toulousains haussèrent le
ton et le tempo « ils nous ont posé quantité de problèmes. »
Dans les rangs toulousains, la satisfaction était de mise, même si
certains ajustements sont) à prévoir comme l'explique Stéphane Sapinart
(entraîneur adjoint) : « Le début de match a été compliqué mais il ne
faut pas oublier que nous intégrions Maciel et Burel qui devaient
trouver leur marques sur le terrain et avec le passeur. » C'est
certainement ce paramètre qui est le plus intéressant avant d'aller à
Rennes car face à Tourcoing, il ne faut pas oublier que de Zago, Bauer
et Thibault Rossard étaient sur la touche.
«Tout le monde veut s'investir»
Dans les rangs toulousains, il y a un joueur qui voit la vie en rose
en ce moment : le central Jean-François Perez. Évoquant les dernières
sorties des Spacer's : « La victoire sur Paris ne fut pas un sommet,
celle sur Tourcoing est un peu plus tirée par les cheveux, mais ce sont
deux belles victoires quand on sait que les adversaires ne voulaient
rien lâcher. Mais il ne faut pas se satisfaire de ceci. » Le central des
Spacer's est en forme. « C'est exact, j'ai perdu 8 kg. Et je suis bien
dans ma tête car je vis bien dans ce groupe. J'attache beaucoup
d'importance à l'humain (Ndlr : il est vrai que Jeff poursuit à distance
des études de psychologie, inscrit en 3e année à la fac de Paris,
l'humain est donc normal pour lui). Cette année, consciemment ou
inconsciemment, tout le monde veut s'investir. »
Bizarrement encore, le public toulousain a changé en deux matches :
de spectateur il est devenu supporter. « Il nous booste, poursuit
Jean-François Pérez. Chacun ressent ceci de façon plus ou moins forte.
Pour moi, c'est très important. »
Les Spacer's sont-ils capables de jouer les trouble-fête ? « Je
n'aime pas ce mot. Il n'évoque que les « perfs » face aux grosses
écuries », clame Pérez. « Je préfère jouer match après match à commencer
par Rennes. Ce sera compliqué face à un groupe qui se situe à notre
niveau. Mais c'est jouable. Surtout si nous nous référons au match gagné
à Cannes. »